De l'Adour à la Nivelle

du 7 au 14 septembre 2011


En ce beau début de septembre nous sommes conviés à (re) découvrir le Pays Basque, pays de caractère et de contrastes, parfois si paisible et parfois si plein de fureur, qui étale sous nos yeux ses ondoyantes rondeurs pour mieux nous montrer les dents à l'approche de la barrière pyrénéenne. Pendant huit jours, nous sillonnerons deux de ses trois belles provinces en deçà des Pyrénées : le Labourd et la Basse Navarre.
Voici d'abord BAYONNE à la confluence de l'Adour et de la Nive, construite sur d'anciens marécages, ceinturée de remparts.
Son Château-Vieux conserve une tour où fut enfermé Duguesclin ( auquel le Prince Noir rendit une visite de courtoisie) et eut le triste privilège de conserver la rançon destinée à la libération des deux fils de François Ier après la défaite de Pavie contre Charles Quint.
Puis rapide tour de ville à BIARRITZ, reine des plages et plage des rois depuis la construction de la villa" Eugénie" fréquentée par Napoléon 3 et son épouse, son rocher de la Vierge, sa "Chambre d'Amour" où dit la légende, deux amoureux périrent noyés pour avoir oublié que le temps ne suspend jamais son cours.
Voici SAINT-JEAN-de-LUZ où se scella l'alliance de l'Espagne et de la France par le mariage en grande pompe de notre "Roi Soleil" et de Marie -Thérèse d'Autriche.
SAINT-PEE-de-NIVELLE : sa belle église typiquement basque avec ses trois rangées de galeries en bois destinées aux hommes, son impressionnant retable décoré à la feuille d'or et représentant trois scènes de la vie de St Pierre auquel elle est dédiée (Senpere : St Pierre) et ses pierres tombales sous lesquelles reposent les Benoîtes.
Avec ESPELETTE vous saurez tout, tout, tout sur le piment : culture , séchage, broyage et utilisations parfois surprenantes (en confiture).
Enfin, SAINT-JEAN-PIED-de-PORT au pied du port (du col) de Ronceveaux où résonnent encore les cris des farouches guerriers qui fondirent sur Roland à l'arrière-garde des armées de Charlemagne, qui connut dans un passé très récent les courses-poursuites entre douaniers et contrebandiers et chaque année depuis des siècles, le pas sage et mesuré des milliers de pèlerins en partance pour le tombeau de St Jacques de Compostelle.
Mais nous n'oublierons pas notre petit tour sur l'Adour avec son moulin à double flux, le panorama grandiose découvert du haut de la Rhune, les impressionnantes grottes de Sarre qui abritèrent nos ancêtres il y a 20 000 ans, qui résonnèrent du grognement de l'ours et de nos jours servent d' hôtel trois étoiles, naturellement climatisé à des centaines de chauves-souris ni le mini-concert de cornemuse dont on nous régala à la cidrerie d' Ascain.
Comment ne pas évoquer les couleurs du Pays Basque : maisons aux façades blanches et volets couleur rouge sang de boeuf, couleurs du costume local auxquelles s'ajoute le vert du drapeau et du paysage et le bleu de l'océan.
ses saveurs : découvertes dans toutes nos étapes gourmandes dans des endroits idylliques (pisciculture de Branca) ou insolites ( "caverne" restaurant de Sare) et qui pimentèrent tout notre périple.
Comment ne pas évoquer toutes ces manifestations où se marient si harmonieusement, respect des traditions parfois séculaires et goût de la fête que nous firent découvrir les musées de la
" Tradition " ou celui de " la pelote basque" :
mascarades où " l'homme cheval " continue de payer son tribut à "Dame Nature " pour fêter le retour du printemps, de la lumière, de la vie, rencontres de pelotaris en trinquet ou au fronton (existe-t-il un village qui ne possède le sien ?
bandas, chants, danses comme à Bayonne où les festivités sont aussi célèbres que sa foire aux jambons, fêtes où, comme le dit la chanson : " Filles et garçons gambillent pendant six jours de la Nive à l'Adour ".
Merci à tous nos organisateurs pour tous ces plaisirs partagés et bravo tout particulièrement à Christine et Jean-Pierre Landret qui organisaient leur première sortie et qui mirent tout leur coeur à sa réussite.

Ginette Bacouël