Du 30 Avril au 1er Mai
Claudette et Jacques Briand
nous accueillent pendant trois jours à Damvix, village pittoresque des
Deux-Sèvres, situé sur la rivière la Sèvre-Niortaise.
Nous sommes reçus par le gardien du camping qui nous offre au choix des
emplacements cernés par des conches.
Et voilà notre organisateur, Jacques Briand en grande tenue ... de pêcheur.
Il déambule dans l'allée principale, les cannes à pêche
et l'épuisette posées sur l'épaule, le large béret
vissé sur la tête et droit dans ses pataugas.
Un nouveau, venu tester la sortie du Pgca, nous demande où se trouve
l'organisateur. - Il est là, devant vous. - Est-ce un expert en pêche
? - Oui, il sort ses cannes pour les aérer, le nombre des prises reste
très modeste...
Les bisous continuent à claquer de tous les côtés et bientôt
arrive l'heure de l'apéritif. Et là, grosse déception :
une rumeur circulait sur la probable visite de Zézette la cousine mythique
de Claudette et de Jacques. Mais non, pas de Zézette, celle-ci depuis
longtemps ne fait plus de stop. Elle voyage par ses propres moyens avec sa voiturette
sans permis. Actuellement elle est fort occupée dans sa parcelle de jardin
qu'elle entretient dans le marais à planter ses plants de tomates et
semer ses mojhettes.
Comme à leur habitude nos organisateurs nous gratifient de délicieux
breuvages et autres gourmandises et nous remercient d'être venus si nombreux.
Le lendemain matin réveil aux aurores avec le chant des oiseaux, notamment
les incontournables tourterelles, un loriot et en toile de fond les beuglements
des vaches provenant du fin fond du marais.
Et puisque nous sommes dans le marais, Claudette va nous entraîner dans
un périple de plusieurs kilomètres le long des canaux et des conches.
Claudette se prépare à son prochain périple du chemin de
Compostelle. Il ne s'agit pas de mollir en chemin. Heureusement aux carrefours
des sentiers, arrêt obligatoire pour récupérer les retardataires.
Et surprise, notre itinéraire est coupé par une conche. Nous devons
la franchir sur quelques mètres sur une barque en tirant la chaîne.
Personne n'est tombé à l'eau mais les embarquements et les débarquements
sont des plus périlleux. D'autres moins téméraires vont
aller flâner dans le village de Damvix et même des
courageux vont faire 78kms... à vélo.
Après avoir repris quelques forces nous allons partir l'après-midi,
en covoiturage, visiter une entreprise familiale de production de fleurs équipée
de serres ultramodernes, de chambres froides et de
séchoirs. Là on traite sur 30 hectares
la culture d'oeillets de poètes, des glaïeuls, des
pivoines, des reines- marguerites. Toutes ses productions sont vendues dans
la région notamment sur les marchés ce qui nécessite l'alimentation
chaque jour des points de vente par un camion. Toute cette activité occupe
une importante main-d'oeuvre saisonnière. Si l'entreprise achète
de nombreuses fournitures en Hollande (bulbes) elle doit faire face sur le plan
commercial à la rude concurrence de ses dynamiques partenaires.
Le dimanche matin préparation tranquille en vue de l'embarquement sur
le bateau de croisière " le Collibert 2"
. Là nous allons déguster un repas à
la mode vendéenne rythmé par le doux frottement de l'eau sur
la coque du bateau. Point de roulis, on peut marcher dans l'allée centrale
du bateau, ce que ne manque pas de faire," Gérard
" qui nous expose entre les plats les caractéristiques géographiques,
géologiques et historiques du marais. C'est le dernier voyage de notre
conteur, et quel conteur ! Le Président fait le point sur l'actualité
du Pgca non sans faire remarquer que l'on peut écouter quelques instants
comme venait de le suggérer notre conteur local !
Après avoir franchi une écluse nous revenons à notre port
d'embarquement non sans observer la mine déconfite des pêcheurs
qui s'assoupissent dans leurs fauteuils. C'est l'ouverture, et selon un spécialiste,
vu la sécheresse la qualité de l'eau n'est pas au rendez-vous.
Les départs d'amis s'amorcent rapidement dès notre débarquement.
Le soir le temps vire à l'orage. Et là nous allons avoir de sérieuses
émotions. Un vent violent s'abat sur le village et le camping. Nous surveillons
de près les jeunes peupliers... Et l'éclair qui précède
le tonnerre tombe à quelques mètres dans une gigantesque gerbe
d'étincelles. Un peu plus loin une boule de feu fonce entre les véhicules...
à l'emplacement qui était occupé par nos organisateurs...
- En définitive bilan de ce séjour ?
- Trop court ! trop court !
Gérard Bacouël