Les ROIS à ECHIRE

En arrivant dans la commune d' Echiré, nous cherchons la banderole du PGCA. Après avoir renoncé à tourner en vain dans les rues de cette sympathique commune nous interrogeons un promeneur. C'est à 2 km ! Il ya des jours où on regrette de ne pas avoir de GPS.
Nous sommes accueillis par René Brunet sur un vaste parking. Après la tournée des bisous nous partons en co voiturage pour la visite du château de Cherveux. Nous sommes là en présence d'un château du XVème siècle qui appartenait à l'écossais Robert Cunningham, capitaine de la garde de Louis XI. Notre guide, monsieur Redien, nous explique qu'il désire vendre son bien, classé monument historique en 1929. Il envisage d'écrire au prince Charles pour que celui-ci lui indique si d'éventuels descendants du capitaine seraient preneurs de cet imposant édifice.
Dans "la salle de séjour" de magnifiques armoires exposées, à la fine marqueterie sont à vendre. La cuisine de facture moderne a sa petite anecdote. Un architecte en chef des monuments historiques, de passage, avec son épouse fit apporter quelque confort à l'austère demeure en autorisant le bétonnage du sol de la petite pièce contiguë pour la transformer en cuisine. Pas rancuniers les visiteurs puisqu'ils avaient dormi dans la chambre du fantôme mais en compensation avaient eu droit à une dégustation de pineau comme seul un producteur averti en détient les secrets de fabrication. Certains membres de notre groupe ne se font pas prier pour tester à la cave, quelques belles cuvées.
La visite continue par le coup d'oeil sur les quatre niveaux du donjon sans plancher mais où trône à chaque étage une cheminée monumentale... La prison comporte un "cul de basse fosse" où étaient entreposées les vivres dans de la glace pour une longue conservation. A l'extérieur le pont levis a disparu mais il ne faudrait pas grand chose pour le réinstaller. Les remparts démolis en partie, pour faire entrer le soleil, ainsi que trois tours quelques années avant le xxème siècle ont comblé en partie les douves mais c'était sans compter avec les lavandières du village qui firent cesser le sacrilège : on cassait leur outil de travail en comblant les fossés !
Après avoir pris congé nous regagnons nos maisons à roulettes où d'autres amis sont arrivés. Nous nous cloîtrons car en ce jour de la St Vincent il ne fait pas chaud - 3° la nuit et guère plus le jour + 4°.
Le lendemain les membres du comité de section" partent au charbon" pendant que les autres font la grasse matinée. Nous tenons réunion dans la jolie maison de Micheline et René Brunet. Les longs échanges de vues sont ponctués par la sonnerie de la grande comtoise et par une petite collation...
Au retour nous sommes conviés à nous restaurer. Pas de bousculade : les dames tirent un carton qui désigne notre emplacement à table. Après les quelques mots d 'usage de bienvenue de nos organisateurs et du président Claude Chabrouillaud, nous attaquons avec détermination "le mille feuille d'aubergines crème poivrons" et nous apprécions fort le discret fond musical et la décoration toujours réussie avec fanions, guirlandes et petites pots de fleurs que Ginette Rouchon entretient et rénove amoureusement pendant la morte saison.
Surprise !! Au dessert la petite fille de l'équipage Brunet interprète quelques morceaux de musique à l'accordéon notamment le mythique " mon amant de ST jean et" la valse d'Amélie Poulain". La jeune musicienne a un trac immense car c'est sa 1ère prestation en public et elle est vivement applaudie...
En définitive, encore une sortie très sympathique organisée par nos amis deux-sévriens.

Gérard Bacouël