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La Forêt de la BOIXE

 Du 2 au 6 juin 2018

 C’est au camping « Le Champion » à Mansle (16) que nous attendent les organisateurs Ginette et Gérard Bacouel pour nous faire découvrir l’historique de la forêt de la Boixe.
En premier c’est le traditionnel apéritif d’accueil et la présentation de la sortie.
Le dimanche 3 Nous commençons par la visite d’un des lavoirs de Mansle situé sur le bord de la Charente. Nous continuons vers l’église St Léger toute proche. Voilà une église pour le moins hétéroclite, portant les traces des périodes successives : fenêtre romane en plein cintre du XIIe, arcades des voûtes de la nef (sud) et portail gothique du XIVe, chapelle du Saint-Sacrement, vaisseau et contreforts du XVIe, tabernacle du XVIIIe, tableaux du XIXe. Un tableau montre l’exécution de St Léger.
L’après-midi c’est le départ vers un site plein d’histoire : La Macarine.
C’est un moine, Macarius, venu d’Orient, qui aurait construit cette chapelle au tout début duXe siècle. 
La chapelle de la Macarine dessinée en 1817 par Delacroix, que Louis Goumard avait transformée en métairie pour tenter de mettre ses vignes à l’abri du phylloxera, que jusqu’en 2000 seules les ronces faisaient tenir debout, renait de ses cendres grâce à l’enthousiasmedes habitants du canton.
On pensait autrefois qu’elle était reliée à l’abbaye de Saint-Amant de Boixe. Grâce aux recherches, on sait maintenant qu’elle servait d’ermitage à quelques moines qui venaient depuis l’abbaye se ressourcer au milieu de la forêt de la Boixe.
Elle a servi d’ermitage, de foire, de lieu de réunion, de métairie, de cimetière…   
La restauration commence en 2007 par une association de bénévoles du canton de St Amant de Boixe et sauve ainsi cette chapelle de la destruction.
Puis nous allons découvrir les ruines d’unetour du télégraphe de Chappe. Le poste était situé à mi-distance du correspondant "Fontclaireau" au nord et de "Vars" au sud, soit à  environ 7,5 kilomètresl'un de l'autre, surune ligne qui permettait les communications entre Paris et   Bayonne (poste : 59).  Elle servit de 1822 à 1852 jusqu’à l’arrivée des radiocommunications.
Lundi 4 : C’est la visite du jardin des fuchsias. Au début du siècle, le site des "fosses rouges" n'était encore qu'une carrière de sable. Puispeu à peu, elle se transforma en décharge municipale.   
En 1987, la politique de la commune a permis le réaménagement de l'ancienne carrière en un arboretum riche de 80 variétés différentes.
En 1996, Monsieur Jean Pierre Lanson, président de la Société Franco Européenne de Fuchsiaphilie, fit don de sa collection de fuchsias à la ville de Mansle. Aujourd’hui l’oncompte 400 variétés de fuchsias.
L'après-midi nous allons vers le village de Lichères où l'on peut traverser la charente en barque à cable (à la force des bras).
Puis nous visitons l'église romane Saint-Denis. Isolée dans un cadre champêtre, cette ancienne prieurale fondée au XIIème siècle par les bénédictins de Charroux, associe des caractères poitevins avec sa nef à collatéraux à un abondant décor sculpté d’influence angoumoisine.
Le portail central orné de lions et de cerf enserrés dans des rinceaux ; le tympan sculpté de deux anges et de l’agneau divin, la corniche et ses modillons, le chevet rythmé d’arcatures et couvert de lauzes, la nef séparée des bas-côtés très étroits par de puissantes colonnes. Le sol est formé de cœurs de demoiselle montrant des dessins géométriques.
Mardi 5 : Nous partons à Echoisy pour une visite d’une plante insolite : la spiruline.
Algue microscopique en forme de spirale, la spiruline (Arthrospira platensis) est une des premières formes de Vie sur la planète Terre. On parle d’algue, mais c’est plus précisément une cyanobactérie, c’est-à-dire une bactérie réalisant la photosynthèse. Championne toutes catégories, la spiruline contient plus de protéines, de fer, de bêta-carotène, de vitamine B12, d’acide gamma-linolénique qu’aucun autre aliment connu !
Nous allons découvrir ensuite les fours à chaux. L’usine de chaux et de ciment hydraulique est construite vers 1850 pour Modenel et Cie, qui l’exploite jusqu’en 1956. La plate-forme de cassage se trouve près du hangar des gueulards où s’opérait le chargement des fours (quatre fours de modèle à courte flamme et cuisson continue pour la chaux hydraulique, deux fours à chaux lourde). Ce hangar, à charpente en bois, est couvert d’un toit en tuile mécanique à lanterneau. L’atelier des broyeurs, les bureaux, ainsi qu’une modeste gare complètent les bâtiments. L’intérêt de cet établissement réside surtout dans la cohérence de l’ensemble qui témoigne de toute la chaîne de production, depuis l’extraction dans la carrière jusqu'à l’expédition de la chaux par wagonnet, sans oublier les machines et les outils.
Les carrières d'Échoisy ont été découvertes à l'occasion des travaux du chemin de fer de Tours à Bordeaux (1850-1851). Les carrières d'où se tire la pierre appartiennent au terrain oxfordien ; plusieurs fossiles caractéristiques de celle formation. A Échoisy, le banc qui fournit la pierre a une hauteur moyenne de 20 mètres ; il est d'une couleur gris bleuâtre uniforme, et sur toute cette hauteur la composition est la même. Les carrières s'exploitent en découverte par gradins droits.
Nous parcourons ensuite le petit bourg d'Echoisy construit par la famille Mondenel propriétaire des fours à chaux où l'on peut voir leur logis ainsi que des maisons pour les ouvriers.
Mercredi 6 : Nous allons visiter un tumulus, ce tumulus, après avoir été fouillé et étudié a été entièrement reconstitué dans les années 1980-1990. Un long couloir formé alternativement de piliers et de murs en pierres sèches donne accès à une première chambre funéraire sur la droite. Il y a 3 chambres funéraires en tout.
Nous dirigeons ensuite vers la « Pierre du Sacrifice ». Ce bloc rectangulaire mesure
4,10 m de longueur maximale, pour une largeur maximale de 1,60 m (2,10 m au niveau d’un élargissement curviligne sur un des grands côtés) et une épaisseur de 0,70 à 0,95 m. Ce qui fait sa célébrité est une large  et profonde rainure en V qui parcourt transversalement sa surface orthogonalement à ses deux longs côtés. C’est cette rainure qui a conduit à interpréter cette pierre comme un autel pour les sacrifices humains.
Elle serait en fait la pierre de dessus d’un dolmen et la rainure aurait été faite par des carriers qui ont essayé de la couper.
Le soir nous terminons par un repas convivial au restaurant.
Le jeudi 7 chacun prend le chemin du retour avec la tête pleine de souvenirs de cette forêt  de Charente si riche sur le plan historique dont les commentaires de notre guide Ginette ont été encore une fois d’une richesse exceptionnelle.
Malgré une météo capricieuse nous avons réussi à tout visiter sans ouvrir les parapuies.
Merci Ginette et Gérard pour l’organisation de cette sortie très conviviale et enrichissante.

JCF