Au Fil du Lot
Organisateurs : Michelle et Yves Papon
Du 5 au 12 mai 2019
Nous nous retrouvons au nord de Rocamadour dans le camping de la ‘’Ferme des campagnes ‘’. Nous visitons la ferme aux activités multiples ; élevages de canards, vigne, noix, truffes. Nous visitons et achetons.
Dans le matin frileux nous découvrons Rocamadour agrippée à la falaise et dominant la vallée d’Alsou. En descendant vers le village nous passons près du château réduit aux remparts, puis près du sanctuaire de la vierge noire. Au moyen âge les pèlerins vénéraient la vierge et le corps de l’ermite Amadour. Les pèlerins s’arrêtaient d’abord dans le village de l’Hospitalet où ils étaient soignés. Ensuite ils se rendaient au sanctuaire à pied et en chemise. Alors ils montaient à genoux les 233 marches du grand escalier. Après les cérémonies religieuses ils recevaient une médaille ‘’la sportelle » en témoignage de leur exploit douloureux. Aujourd’hui 1.500.000 visiteurs de toutes origines viennent à Rocamadour. C’est le 4ème pèlerinage de France.
-Nous partons visiter ‘’Martel’’ étonnante petite ville médiévale qui s’enrichit par son commerce des truffes, de tissus et de sel. De belles maisons en témoignent. La tour carrée Tournemire, tour de guet et prison était intégrée aux remparts. On entre dans la vieille ville et on vit au Moyen âge : rues étroites et sinueuses, maisons à encorbellement… Sur la place des consuls se dresse la halle aux grains et sur le côté, l’Hôtel de ville installé dans le palais la Raymondie sur ses arcades au rez de chaussée. Au bout de la rue droite se dresse l’église fortifiée Saint Maur, gothique à l’intérieur, romane par son porche et son portail d’entrée.
Elle fut édifiée sur l’ordre de Charles Martel qui avait battu les infidèles à Poitiers puis en Aquitaine. La petite ville se développa autour de l’église et prit le nom de Martel. Son écusson porte 3 marteaux, arme préférée de Charles.

Fait curieux : Dans la rue droite une grande maison présente un grand portail bleu avec un heurtoir important qui permettait au cavalier de frapper sans descendre de cheval.
En route sur le Truffadou, ce petit train des bénévoles qui ont remis en état un tronçon de la voie ferrée qui reliait Bordeaux à Aurillac en 1889. Jadis ce train servait à l’expédition des truffes du marché de Martel. Dans la falaise de Mirandol c’est une œuvre d’art : il a fallu soutenir la voie par un mur, 80 mètres au-dessus de la Dordogne ou percer 3 tunnels dans la falaise.
-Arrêt à Padirac : le gouffre est toujours aussi impressionnant. Nous naviguons, nous marchons parmi les stalactites et les stalagmites, la grande Pendeloque et la salle du grand Dôme, munis d’un audiophone qui commente la promenade en bateau.
Nous dégustons au restaurant le repas régional et nous souhaitons l’anniversaire de Marie-Pierre et de Martial par un apéritif aux noix.
-Nous visitons Carennac dominant les berges de la Dordogne. C’est un joli village aux maisons de pierres ocre et aux toits brun foncé. Il s’est développé autour de son prieuré dépendant de l’Abbaye de Cluny. Ce prieuré fut tenu par Fénelon pendant quinze ans. On dit qu’il a écrit son ‘’Télémaque’’ à Carennac à l’intention du Duc de Bourgogne dont il fut le précepteur (petit -fils de Louis XIV). L’église Saint Pierre romane précédée d’un porche est ornée d’un beau portail au Tympan sculpté. Le cloître attenant à l’église est gothique sur trois côtés, la salle capitulaire abrite un ensemble de sept statues très expressives autour du tombeau du Christ.
-Nous visitons ensuite Figeac avec le petit train : nous circulons dans un entrelacs de rues étroites et tortueuses. De beaux bâtiments de grés ou de briques et de bois possèdent plusieurs étages :
des arcades en bas et un espace ouvert en haut appelé ‘’Le Souleillou’’ pour faire sécher les récoltes.
-Figeac est très fière d’être la ville natale de Champollion qui réussit par son savoir et sa ténacité à déchiffrer les hiéroglyphes. En son honneur ‘’la place des Ecritures ‘’représente la pierre de Rosette
Sculptée dans du granit noir. C’est très émouvant.
-La route qui nous emmène ensuite à Saint-Cirq Lapopie est sinueuse, étroite et surmontée souvent d’une casquette de pierre à 3,50 au-dessus du camping-car. Le paysage du Quercy est superbe. On découvre le village accroché à la falaise : maisons de pierre ocre et toit de tuiles brunes, rues étroites, sinueuses et pentues
qui montent jusqu’au Château en ruines. De là on a une vue imprenable sur la vallée du Lot. Autrefois le village était animé par le tournage du bois : 40 artisans fabriquaient des écuelles, des gobelets, des robinets de tonneaux. On les appelait ‘’Les Roubinetaires’’
-C’est à Cahors que se termine notre circuit. La ville est enserrée dans une boucle du lot sur 3 côtés. Elle a profité depuis toujours d’une source d’eau douce importante qui alimente encore la ville aujourd’hui.
-Elle fut occupée par les Romains : On a découvert récemment un amphithéâtre en creusant un parking souterrain. Au moyen âge seule la partie Est de la ville était occupée, entourée de remparts. Le reste de la presqu’ile était cultivé.
-La ville a connu les vicissitudes de la guerre de cent ans et de la réforme. Au 13ème siècle Cahors était riche par son commerce de vin et l’arrivée des marchands Lombards.
Elle eut ses hommes célèbres : Jean XXII qui fit construire le palais des papes à Avignon, Clément Marot poète qui inventa les règles du participe passé et Gambetta homme politique.
-Elle possède la Cathédrale Saint- Etienne au portail roman ainsi qu’un cloitre Renaissance.
N’oublions pas le fameux pont Valentré, ses trois tours à mâchicoulis qui intimidaient les Anglais et le petit diable sculpté en haut d’une tour qui a sa légende. Aujourd’hui le pont est réservé aux piétons.
Merci à Yves et à Michelle de nous avoir concocté un circuit aussi riche.
Janine et Guy Angibaud



